RÉFLEXIONS pour Ac 9:23-25 — le 7 octobre 2020

RÉFLEXIONS pour Ac 9:23-25

Dans la vie de Paul, surtout pendant son ministère apostolique, il y eut de tout. Et des persécutions, bien sûr, il y en eut aussi. Il semblerait qu’un homme qui témoigne du Christ doive être sans réserve et à tout moment prêt à toutes les persécutions et à la mort. Mais voici que l’apôtre s’enfuit de la ville après avoir appris qu’on allait le tuer.

Cela signifie-t-il donc que, parfois, même un témoin fidèle du Christ peut fuir ses meurtriers, quand bien même ils le poursuivent à cause de son ministère ? C’est bien ce qui en ressort. D’ailleurs, la décision de Paul ne peut paraître étrange qu’au premier regard, et seulement à un homme possédé par une certaine idée. Une idée qui, pour lui, serait plus importante que la vie.

Or justement, pour le chrétien, il n’y a rien de plus important que la vie. Ou, plus exactement, que la Vie avec une majuscule. Et le témoignage rendu au Christ et au Royaume devient précisément témoignage de cette plénitude de Vie. Et nécessairement avec démonstration, sans quoi le témoignage n’est pas convaincant. Il arrive que le témoignage le plus éclatant soit précisément la disposition à donner sa vie terrestre pour la plénitude de la vie du Royaume. La partie pour le tout.

Ce n’est pas par hasard que le mot que l’on traduit habituellement par « martyr » signifie, dans l’original grec ou latin, précisément « témoin ». Une telle mort devient en elle-même une partie du témoignage, une partie du ministère. Mais le meurtre qui menaçait alors Paul dans la ville ne pouvait pas devenir une telle partie. Et l’apôtre n’allait pas se laisser mener par ceux qui voulaient se débarrasser de lui. Son ministère est une part du dessein de Dieu. Et il devait s’achever au moment voulu par Dieu, non par une poignée d’assassins rendus fous par la haine.