RÉFLEXIONS pour Is 42:1-25 — le 25 septembre 2020

RÉFLEXIONS pour Is 42:1-25

Le Serviteur n’élèvera pas la voix, bien que beaucoup d’orateurs cherchent trop souvent à dissimuler par le volume et la véhémence la fausseté et la faiblesse de leurs discours. Mais celui qui vient du Seigneur ne passera pas inaperçu parce que sa voix est douce : les personnes spirituellement sensibles n’oublient ni que le Seigneur S’est manifesté à Élie dans le murmure léger du vent, ni que ce qui est authentique, le plus souvent, ne s’impose pas par la force et ne fait pas sa publicité à grands cris. Le triomphe de la vérité victorieuse n’en sera que plus durable.

Mais pourquoi, quelques phrases plus loin, le Seigneur avertit-Il qu’Il criera ? N’y a-t-il pas là une contradiction ? Il semble cependant que cette forme paradoxale exprime la pensée que doit inévitablement venir le moment où la voix du Seigneur sera entendue de tous. Elle ressemblera non au cri d’un homme qui veut imposer sa volonté, mais à un appel qui ne peut rester sans être entendu, tout comme la voix douce du Serviteur. Le Seigneur compare Son cri à celui d’une femme qui enfante, et nous nous souvenons ici que les paroles prophétiques de Jésus sur les bouleversements à venir, « ce sera le commencement des douleurs » (Mt 24:8), sont rendues dans la traduction de Cassien comme « le commencement des douleurs de l’enfantement ». Nous avons l’habitude d’appeler la crise à venir « la fin du monde », mais elle deviendra le commencement d’une vie nouvelle.