RÉFLEXIONS pour Lc 4:43
Le désir de garder Jésus auprès de soi est humainement très compréhensible. Du moins lorsqu’on L’a déjà accueilli intérieurement et que l’on est prêt à établir avec Lui ces relations qui peuvent réellement changer toute la vie. Mais voici qu’Il s’en va. Il dit qu’Il doit porter la Bonne Nouvelle aussi à d’autres, qu’Il ne peut pas rester. Et que deviendrons-nous alors ? Nous venons à peine de faire Sa connaissance, nous avons à peine eu le temps de Le connaître, et il reste encore tant de questions, tant d’incompréhensions, tant de choses dont il faudrait parler... Mais il est impossible de Le retenir.
D’un autre côté, on peut toujours être avec Lui. En réalité, on ne peut Le connaître vraiment que dans Son Royaume. Avec Son Royaume. Et dans le Royaume, on peut toujours Le rencontrer. Là, il n’y a pas de distances. Et plus le Royaume s’étendra, plus il sera facile de Le rencontrer. Il se trouve ainsi qu’il vaut mieux pour nous qu’Il parte. Car Il part pour rester avec nous. Pour être plus proche de nous. Ou, plus exactement, pour que nous soyons plus proches de Lui.
C’est dans la fraction du pain que nous sommes réellement proches de Lui. Dans l’Eucharistie. Et pour cela, il faut qu’Il soit non pas là où nous pouvons Le voir physiquement, près de cette frontière qui sépare le Royaume du monde pas encore transfiguré, mais au cœur du Royaume. Sur le trône. Alors, depuis là, nous pourrons Le voir partout. Si, bien sûr, nous devenons nous-mêmes habitants du Royaume. Car si nous ne le devenons pas, la communion avec Lui ne nous donnera rien, même si elle devait durer toute l’éternité.
