RÉFLEXIONS pour Mt 12:33 — le 10 août 2020

RÉFLEXIONS pour Mt 12:33

Jésus prononce ces mots après que les pharisiens L’ont accusé de chasser les démons par la force de Beelzébul - chef des esprits mauvais. C'est-à-dire, pour eux une force méchante sert de raison pour un bien fait. Jésus affirme par cette courte parabole : il n’en est jamais ainsi. C’est la malignité, l’improbité qui parle en les pharisiens, ils « adaptent » la réalité à un raisonnement préconçu d’avance. Pour eux l’appréciation du fait est définie bien avant le fait. En outre, ils sont prêts à changer le critère de distinction entre le bien et le mal en fonction des circonstances et des intérêts.

Le Christ montre qu’en acceptant une telle logique, les pharisiens (et parfois nous) se trouvent sous la puissance de celui qu’on appelle père du mensonge. Les critères de distinction entre le bien et le mal doivent être immuables, car ces critères viennent de Dieu, c’est pourquoi ils doivent se répandre et sur « l’arbre » et sur le « fruit » selon le même degré. C’est à partir des faits (« fruit ») et non de ce que nous plaise ou pas « l’arbre » qu’il faut évaluer toute situation.