RÉFLEXIONS pour Mt 14:1-12 — le 1 août 2020

RÉFLEXIONS pour Mt 14:1-12

La réaction d’Hérode aux reproches de Jean est banale. Comme il est désagréable qu’un prédicateur vienne gâcher votre humeur et se mêler de votre vie privée. Il vaudrait mieux qu’il n’existe pas du tout. Et pourtant, même Hérode, qui se permettait beaucoup de choses et se souciait peu de l’avis d’autrui, n’osait pas tuer Jean, par crainte du peuple. Cela n’a rien d’étonnant : beaucoup de ceux qui cherchent à paraître « durs » et affichent leur impitoyable fermeté sont en réalité intérieurement faibles, imprégnés de peurs et de complexes cachés. L’instabilité intérieure, le désir de briller devant ses invités et, en même temps, la dépendance à l’égard de « l’opinion publique » des convives poussèrent d’abord Hérode à prêter un serment irréfléchi, puis à consentir au meurtre. En rejetant la prédication de Jean le Baptiste, Hérode rejeta la possibilité de se repentir de ses péchés, puis les multiplia. Désormais, il lui faudra passer le reste de sa vie dans la peur. La peur est la première réaction d’Hérode lorsqu’il apprend la prédication du Christ. En pensant que Jean est ressuscité, Hérode se trompe, mais ses craintes erronées contiennent une parcelle de vérité. Car Celui qu’il a pris pour Jean ressuscité apporte réellement la Résurrection. Bien qu’imprégné de mal, Hérode a senti l’invincibilité du bien.