RÉFLEXIONS pour So 2:3
Le jour du Seigneur, le jour, quand le Seigneur viendra sur Sa terre, chez Son peuple, était attendu en Israël comme un jour de triomphe sur les païens, le jour de l'avènement au trône d'Israël sur tous les peuples.
Mais les prophètes apportent tout à fait une autre vision de ce jour : le peuple de Dieu s'est embourbé dans les péchés, la sainteté de Dieu et le péché humain sont incompatible, c'est pourquoi le jour du Seigneur est une obscurité, et non la lumière, ce n’est pas le triomphe, mais un Jour de fureur, Dies irae (se rappelez vous des célèbres «Requiem» - Mozart, Verdi). Et aucunes tentatives humaines d'exécuter la loi ne sauveront pas en ce jour. Mais y a t-il une quelconque possibilité de salut? Il y en a, répond le prophète Sophonie. Cherchez le Seigneur, non pas Sa loi, mais Lui-même.
Cherchez la justice – non pas la justice des œuvres humaines, mais la justice de Dieu, venant de Lui-même. Cherchez l’humilité- mais ce mot remarquable qui comprend en lui paradoxalement l’humiliation et la sagesse. On peut le comprendre comme «la sagesse humble» - c'est-à-dire une sagesse pas orgueilleuse, pas hautaine, mais reconnaissant ses limites et ouverte a la voix de la Sagesse de Dieu. Et on peut comprendre comme «une sage humiliation» - c'est-à-dire non pas l’humiliation à tout prix, non pas «l’avilissement d’un tas d’orgueils», mais l'ouverture dirigée par Dieu vers Son monde, l'augmentation sous les relations d'amour envers Dieu et les gens.
Où est ce jour, dans le passé ou dans le futur? Ni là, ni là, il est dans le présent. Parce que Dieu est venu dans ce monde et y reste jusqu'à Sa victoire définitive - et nous vivons dans ce jour, et les paroles de Sophonie nous sont adressées directement.