RÉFLEXIONS pour 1R 21:1-16
Bien sûr, le premier mouvement est d'écrire une tirade furieuse contre la méchante Jézabel et l'odieux Achab. Mais peut-être ne vaut-il même pas la peine de parler d'eux ? Au fond, tout est déjà clair. Ce qui l'est moins, c'est de savoir si l'obstination de Naboth a un sens. Convenez-en : ce souci de la vigne de ses pères paraît tout à fait démodé. Achab lui aurait donné une bonne somme, et l'affaire aurait été réglée. Mais non, pour Naboth, il importe que ce ne soit pas une simple vigne, mais l'héritage de ses pères ! On peut certes dire que vous et moi n'avons ni vigne ni domaine familial, et même, à vrai dire, presque aucun héritage de nos ancêtres ; il n'y aurait donc rien à en dire. Et pourtant, que signifie pour moi personnellement la notion d'« héritage de mes pères » ? Faut-il reléguer cette notion aux archives ?
