RÉFLEXIONS pour Деян 17:22-34 — le 20 mai 2020

RÉFLEXIONS pour Деян 17:22-34

L’apôtre Paul, s’adressant aux païens, affirme que, sans connaître Dieu, ils L’honorent néanmoins. Il semble évident que l’autel portant l’inscription « Au Dieu inconnu » n’était nullement destiné au Dieu d’Israël. De tels autels étaient dressés « au cas où », afin de n’offenser personne : peut-être existait-il encore quelque divinité à laquelle aucun sacrifice n’aurait été offert et qui déciderait alors de punir tout le monde pour un tel manque de respect... Paul le comprenait-il ? Certainement. Pourquoi dit-il donc que sa prédication concerne Celui qu’ils honorent ? Peut-être parce qu’il ne réduit nullement le culte du vrai Dieu aux sacrifices. Bien sûr, les païens n’offraient pas de sacrifices au Dieu d’Israël. Mais, selon saint Augustin, le cœur de l’homme ne connaît pas de repos tant qu’il ne repose pas en Dieu. Tout homme Le cherche, même s’il ne sait pas lui-même ce qu’il cherche. Et accomplir les commandements non parce que cela est écrit, mais parce que cela est juste, constitue déjà un commencement du culte rendu à Dieu. Peut-être Paul pense-t-il précisément à cela : à ces relations avec Dieu qu’il est impossible de voir de l’extérieur, mais que chacun possède néanmoins d’une manière ou d’une autre.