RÉFLEXIONS pour Gn 37:2-36
Nous avons devant nous encore un nouveau genre. C’est un roman ancien, où, dans un seul récit qui occupe environ dix chapitres bibliques, s’entrelacent un récit d’aventures « à suspense », une histoire édifiante, des légendes sur des ancêtres célèbres et l’histoire sainte. C’est une sorte d’insertion d’une biographie littéraire, de l’histoire d’un homme, dans l’histoire du peuple et de la promesse de Dieu. Car c’est précisément à travers le destin personnel de Joseph et de ses frères que continue de se développer l’histoire du peuple d’Abraham et que s’accomplit la promesse de son grand avenir. Et ici, au niveau personnel, nous verrons une multitude d’actions nobles et viles, l’ingéniosité de l’homme et l’aide de Dieu : la Bible descend de la légende élevée des patriarches au cœur même de la vie humaine, avec toutes ses chutes et ses élans, ses espérances et ses échecs, ses larmes et son bonheur. En embrassant la plénitude des genres littéraires, l’Écriture embrasse aussi toute la vie du lecteur, unissant les aventures et les épreuves au sens suprême, surhumain.
Et pour l’instant, on nous propose une sorte de prologue : un garçon doté d’un don prophétique inhabituel se retrouve, à cause de la jalousie de ses frères, dans un pays étranger. Le héros principal du roman, Dieu, agit déjà, sauvant la vie de Joseph et le conduisant par un chemin connu de Lui seul...
