RÉFLEXIONS pour 1P 4:12-19
L’apôtre Pierre nous appelle aujourd’hui à accepter les persécutions, la calomnie et les outrages, parce qu’ainsi nous suivons notre Maître et Seigneur. Que nul d’entre vous ne souffre pour un véritable crime, dit l’apôtre. Mais si vous souffrez comme chrétiens, vous êtes bienheureux. Que signifient ses paroles pour nous aujourd’hui, alors qu’il n’y a pas de persécutions visibles?
Premièrement, n’oublions pas que nos frères et sœurs subissent des persécutions et des restrictions dans de nombreux pays. Même s’il s’agit de frères « séparés » et que nous ne sommes pas en communion ecclésiale avec eux, leurs souffrances sont néanmoins celles de toute l’Église. C’est pourquoi la prière et le soutien à nos frères non orthodoxes qui souffrent seraient si importants. Durant toutes ces sombres années du bolchevisme, tous priaient pour nous! Et nous pouvons aujourd’hui, avant les discussions, prier pour les chrétiens de Chine et de Taïwan, d’Iran, du Soudan et d’Indonésie, bien qu’ils ne soient pas orthodoxes.
Deuxièmement, quiconque a refusé ne serait-ce qu’une fois de prendre part aux « beuveries, orgies et débauches » (ce sont les mots de l’apôtre Pierre; le texte synodal les adoucit et dit « ivrognerie et excès dans le manger et le boire »), quiconque les a évitées une seule fois peut témoigner que l’on vous regarde comme quelqu’un d’anormal. « La vie passe à côté de toi! », vous disent les païens. Et lorsque les chrétiens témoignent qu’il ne faut pas tuer, mentir ni voler, que cela est mal, ils provoquent dans toute société une irritation non dissimulée. Si notre vie ne surprend pas par son contenu moral, c’est très probablement une raison de se confesser.
