RÉFLEXIONS pour Jb 15:1-35 — le 30 janvier 2020

RÉFLEXIONS pour Jb 15:1-35

Nous entendons de nouveau Éliphaz, et cette fois il fait remarquer qu'aucun être humain, et donc Job lui-même, ne peut être pur en comparaison de Dieu. Non seulement l'homme ne peut être parfait et sans tache devant Lui, mais il est aussi incapable de comprendre Ses voies ; par conséquent, aucun homme, manifestement privé de la plénitude de la connaissance, n'a le droit d'être certain d'avoir raison. Éliphaz ne parle plus seulement en son propre nom ou au nom de quelques amis de Job : il prétend aussi exprimer la sagesse commune des générations (Il y a parmi nous le vieillard aux cheveux blancs...).

Il est, au fond, impossible de contredire les paroles d'Éliphaz : en principe, tout y est juste. Pourtant, nous voyons de nouveau se dresser au-dessus de Job souffrant la figure d'un accusateur qui ne doute pas que Job soit puni comme il le mérite. Éliphaz déclare que le désespoir de Job, né de ses souffrances, est une manifestation de son impiété et le présente comme un argument en faveur du bien-fondé de ses accusations. Une fois encore triomphe une « rectitude » abstraite, détachée de la réalité vivante et souffrante.