RÉFLEXIONS pour Jb 7:1-21 — le 21 janvier 2020

RÉFLEXIONS pour Jb 7:1-21

Le désespoir pousse Job à la limite, et il commence à accuser directement le Créateur de ses malheurs. Job ne veut pas vivre, mais le refus d’accueillir le don de la vie est inséparablement lié à la révolte contre Celui qui donne ce don, que cette révolte se produise ouvertement ou en secret, consciemment ou inconsciemment. Même la question adressée à Dieu: qu’est-ce que l’homme, pour que Tu lui accordes tant de prix, qui rappelle les paroles solennelles du psaume: «qu’ e s t donc l’homme, pour que Tu te souviennes de lui»(Ps. 8:5), soulignant la dignité de l’homme comme sommet de la création, n’est dans la bouche de Job qu’une demande pour que Dieu se détourne de l’homme. Mais dans une telle demande on peut aussi voir le désir de se détourner de Dieu.

Dans les paroles de Job, on peut discerner aussi une demande de pardon. Certes, elle est exprimée avec quelque orgueil: si je suis pécheur, alors pardonne-moi; que puis-je Te faire, moi qui suis tellement plus faible? Job est dominé par l’intransigeance, mais le problème n’est même pas là; il est plutôt dans la philosophie répandue que Job partage, peut-on penser: «moi, je suis de mon côté avec mes péchés, et Dieu est de Son côté». Mais tout péché est non seulement contraire à Sa volonté, il est aussi résistance contre Lui.