RÉFLEXIONS pour Qo 2:1-26 — le 2 janvier 2020

RÉFLEXIONS pour Qo 2:1-26

L'Ecclésiaste décrit beaucoup de joies terrestres, et l'on ne peut guère contester ce qu'il dit de leur vanité et de leur absence de sens. Pourtant, en relisant encore et encore ce qu'il dit des plaisirs qui lui étaient accessibles, il est difficile de se défaire de l'impression qu'il ne s'agit pas d'une perception normale des joies terrestres, mais d'une satiété due à leur quantité excessive. Déjà ici, on peut poser, d'abord comme une modeste hypothèse, la question suivante: et si le pouvoir de la vanité n'était pas absolu, si la vanité asservissait ceux qui sont prêts à tomber sous son pouvoir?

La fin du sage et celle de l'insensé sont dites identiques. On ne peut pas le contester si l'on parle de la fin de la vie terrestre. Et si la vie ne cesse pas avec l'achèvement du temps terrestre? Il n'en est pas encore question; pour l'instant, on nous montre un modèle de vie sans perspective dépassant les limites du séjour sur la terre. Je me souviens qu'aux années de l'athéisme de masse, le Livre de l'Ecclésiaste était souvent cité; ses lignes sur la vanité des vanités étaient proches d'une sensibilité répandue, mais la citation était unilatérale: beaucoup, dans le livre, ne se réduisant pas à des paroles arrachées au texte entier, restait inaperçu.

Et voici qu'enfin commence à transparaître une sortie de ce qui paraissait sans issue, et il est question des dons de Dieu.