RÉFLEXIONS pour 2P 1:12-21 — le 14 décembre 2019

RÉFLEXIONS pour 2P 1:12-21

Pierre souligne une fois encore qu’il a été témoin oculaire des actes du Christ et demande que l’on tienne particulièrement compte du fait que son témoignage sur Son enseignement ne repose pas sur les paroles d’autrui, mais sur ses propres souvenirs directs. Pierre témoigne de ce qu’il a vu sur la montagne de la Transfiguration, et dont le Christ avait demandé de ne pas parler « avant que le Fils de l’homme ne soit ressuscité d’entre les morts » (Mt 17,9). Nous avons même du mal à imaginer s’il fut facile ou difficile pour Pierre de garder secret un événement aussi bouleversant, mais le moment est maintenant venu d’en parler.

Et nous voyons ici que l’apôtre place au-dessus de son propre témoignage la parole prophétique prononcée plusieurs siècles auparavant par ceux qui n’ont pas vécu jusqu’à la venue du Christ. On pourrait croire que l’expérience personnelle d’un témoin est plus importante que ce que l’on a entendu ou lu. Mais, pour Pierre, il importe que ce dont il témoigne soit un maillon indissociable de la chaîne ininterrompue d’un unique processus de Révélation. Dans ce processus, ce qui est nouveau non seulement ne nie pas ce qui avait été annoncé auparavant, mais se trouve confirmé par lui et reconnaît tout ce qui vient de Dieu.