RÉFLEXIONS pour Heb 11:8-19
Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul propose une interprétation très intéressante du comportement d’Abraham. Pour nous, qui avons grandi dans une culture chrétienne, il est peut-être tout à fait évident que, si nous croyons en Dieu, nous croyons aussi à la résurrection des morts. Pourtant, même au temps de Paul, cela n’allait nullement de soi. Et cela allait encore moins de soi au temps d’Abraham. À strictement parler, Abraham n’avait pas de raisons particulières de croire à la résurrection. Car pour un homme de cette époque et de cette culture, l’immortalité s’obtenait précisément dans les enfants ; Abraham ne pouvait imaginer aucune autre continuation de la vie. Mais Paul dit qu’Abraham faisait tellement confiance à Dieu, qui avait promis qu’Isaac serait le père d’un grand peuple, qu’il ne doutait pas une seconde que la promesse serait accomplie, même si Isaac était offert en sacrifice. Comment cela peut-il être ? Est-ce vraiment important de savoir comment ? Abraham ne pense pas à la manière dont cela se fera ; il accepte simplement comme un fait que les paroles de Dieu ne peuvent se contredire entre elles, et que, par conséquent, d’une façon ou d’une autre, cela s’accordera... Et c’est cette confiance qui lui est comptée comme justice.
