RÉFLEXIONS pour Mc 15:1-15 — le 31 mai 2019

RÉFLEXIONS pour Mc 15:1-15

Le procès de Pilate est l’un des moments les plus terribles du récit évangélique. Le sort de Jésus de Nazareth ne dépend plus du tout de Son enseignement ni de l’attitude des autorités juives envers Lui. Ce qu’Il a fait et ce qu’Il a dit n’a plus aucune importance. Le Seigneur Se heurte ici à une machine impersonnelle créée par les hommes, construite sur l’équilibre de leurs intérêts immédiats et de leurs calculs de carrière. Même la question de la responsabilité de Pilate paraît pâle et peu significative... Et, bien sûr, l’incompatibilité entre Dieu et cette machine impersonnelle est saisissante. Le comportement de tous ceux qui participent au procès, à l’exception du Seigneur Jésus Lui-même, nous offre un exemple très clair de ce qu’est l’absence de liberté. Même Pilate, qui fait semblant que tout dépend de sa décision, n’est pas libre. Ses actes sont déterminés par les circonstances. Le Fils de Dieu Se tient juste devant lui, mais lui fonctionne au lieu de vivre. En un sens, c’est un moment très instructif, parce que la plupart d’entre nous participent d’une manière ou d’une autre au travail inquiétant de cette machine sociale.