RÉFLEXIONS pour Ap 21:4 — le 9 mai 2019

RÉFLEXIONS pour Ap 21:4

La fin des temps apparaît aujourd’hui à beaucoup comme une catastrophe définitive, après laquelle, s’il reste quelque chose, ce ne sera certainement plus propre à aucune vie. Le mot même « apocalypse » s’est mis à désigner le commencement de quelque chose de terrible, et en même temps d’infini et sans issue. Or Jean parle d’autre chose.

Il parle d’une époque nouvelle et d’un monde renouvelé par le souffle de Dieu. D’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre. Et ce monde nouveau n’apparaît pas quelque part dans les lointains cosmiques, sur une autre planète ou dans une autre dimension, mais ici, sur notre terre, près de nous et autour de nous. La nature ne disparaît pas, elle change, reçoit une qualité nouvelle, commence à fonctionner selon d’autres lois.

Et l’une des conséquences de ce fonctionnement transformé est le fait que ni la maladie ni la mort n’auront plus de place dans le monde renouvelé. Rien d’étonnant : la nature humaine, elle aussi, change. Elle se renouvelle. Et le sens principal des changements qui se produisent est que cette nature renouvelée n’est plus soumise au mal. Dans la vie spirituelle, le mal se manifeste comme péché ; dans la vie naturelle, comme entropie. Ni l’un ni l’autre n’a de place dans le monde renouvelé. Mais s’il en est ainsi, il ne peut y avoir place ni pour les maladies ni pour la mort. Car l’une et l’autre sont précisément des exemples typiques du triomphe de l’entropie, de la désagrégation, de la dégradation.

Bien sûr, lorsqu’il s’agit de l’homme, il faut parler non seulement de nature, mais aussi d’esprit. L’homme est le seul être de la nature dont la vie soit déterminée non par la composante naturelle, mais par la composante spirituelle. Même dans son état actuel, l’homme comme être naturel dépend fortement de son état spirituel. Et dans la qualité nouvelle, après la transfiguration de la nature humaine, cette dépendance devient encore plus forte.

Désormais l’état physique de l’homme est entièrement déterminé par son état spirituel. Or l’état spirituel de l’homme vivant dans le Royaume est, par définition, plein et accompli. Autrement dit, il vit d’une vie pleine. De la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Et donc la vie physique d’un tel homme sur la nouvelle terre, sous le nouveau ciel, sera elle aussi par définition pleine et accomplie. Sans maladies ni mort. Dans toute la plénitude.