RÉFLEXIONS pour Jn 3:22-33 — le 4 mai 2019

RÉFLEXIONS pour Jn 3:22-33

Jean-Baptiste, comme Jésus, avait sa propre communauté, son propre cercle de disciples et de fidèles. Jésus lavait ceux qui venaient à Lui ; Jean faisait de même. Aux yeux de leur entourage et même, semble-t-il, aux yeux de certains disciples de Jean, leurs activités étaient, sinon identiques, du moins très semblables. Apparemment, certains disciples de Jean considéraient leur maître comme le Messie qui, tout comme Jésus, dissimulait pour un temps sa messianité. Jean doit alors mettre les choses au clair. Il rappelle à ses fidèles que lui-même n’a jamais prétendu être le Messie. Mais, selon Jean, l’essentiel est ailleurs : la messianité n’est pas du tout une affaire humaine, c’est l’affaire de Dieu, et si elle n’est pas « donnée d’en haut », il ne peut être question de messianité. Jean, comme Jésus Lui-même, tente de faire comprendre à ses auditeurs qu’on ne devient pas Messie, mais qu’on naît Messie. Il ne peut y avoir ici ni compétition, ni rivalité, ni choix. Lui, Jean, n’est pas né Messie et ne le deviendra donc jamais. Sa mission est autre. En effet, si le Royaume messianique était réellement tel que beaucoup voulaient le voir, à cette époque comme à d’autres, s’il était un phénomène terrestre, religieux et politique, tout serait différent. La vocation messianique ressemblerait alors à la vocation prophétique, à quelque chose qui pourrait être donné à toute personne choisie par Dieu. Mais le Royaume dont Jésus témoigne est avant tout une réalité spirituelle, inséparablement liée à Sa propre personne. Il le porte en Lui, Il le porte depuis le commencement. Il est né Messie, et il ne peut y avoir d’alternative à Lui. Jean le comprend et le reconnaît, et il cherche à expliquer la même chose à ses disciples et à ses fidèles.