RÉFLEXIONS pour Mc 1:11-12 — le 1 mai 2019

RÉFLEXIONS pour Mc 1:11-12

Le ministère terrestre du Sauveur commence par Son ablution et par la descente sur Lui de l’Esprit Saint, suivie de l’épreuve au désert. À première vue, cela peut paraître quelque peu étrange : Jésus est né dans le monde en portant déjà en Lui toute la plénitude de Dieu. Que pouvait-Il recevoir au moment de la descente sur Lui du souffle de Dieu ? Que Lui manquait-il ? Et quel était le sens de l’épreuve qu’Il traversa ensuite au désert ?

Sans doute, s’Il avait simplement dû passer sur la terre, même en manifestant au monde toute la plénitude divine et humaine, puis quitter ce monde comme l’avaient quitté tous ceux qui y avaient vécu avant Lui, rien de tel ne Lui serait arrivé. Mais Il est le Messie, et Il devait manifester au monde le Royaume dans toute sa plénitude.

Il ne Lui suffisait pas de naître Dieu-homme. C’était la condition nécessaire du ministère qui Lui était confié. Mais le ministère lui-même consistait en autre chose : il fallait faire en sorte que Son unicité cesse d’être quelque chose qui Lui appartienne à Lui seul, il fallait l’ouvrir au monde. Il ne Lui fallait pas seulement Se manifester comme Roi ; il Lui fallait ouvrir à tout chercheur le chemin de Son Royaume. Avec Lui devait entrer dans le monde quelque chose de plus grand que Lui-même, plus grand non par la plénitude, mais par l’étendue.

Et ce plus grand, Son Royaume, devait être ouvert au monde dans Son unité avec le Père. C’est l’Esprit Saint, la plénitude du souffle du Père, qui a rendu possible cette manifestation du Royaume au monde. Et les épreuves au désert qu’Il traversa aussitôt après la descente sur Lui de l’Esprit Saint furent une épreuve de Lui non simplement comme homme, ni même comme Dieu-homme, mais comme Roi de ce Royaume qu’Il devait devenir.

Ce n’est pas par hasard qu’elles se sont toutes trouvées liées, d’une manière ou d’une autre, à la seule question principale : quel Roi seras-Tu ? Comment régneras-Tu : selon les lois du monde déchu, en utilisant les faiblesses et les vices humains, ou comme Roi du Royaume de Dieu ? Le bon choix signifiait l’affermissement du Royaume, le mauvais son effondrement dès le commencement du ministère. Et ce fut un choix tout à fait libre, humainement libre, de Jésus. Le choix par lequel commença Son ministère comme Messie.