RÉFLEXIONS pour Ps 119:119-149
L’espérance en la miséricorde de Dieu n’exclut nullement de reconnaître que le triomphe de Sa justice peut se révéler sévère et impartial. Le psalmiste redoute les jugements du Seigneur, mais il les accepte aussi et les reconnaît comme justes. Le temps de s’opposer activement au mal vient lorsque ceux que le psaume appelle les ennemis oublient les paroles de Dieu.
Pour nous, le mot « oublièrent » paraît doux et presque excusable : chacun peut oublier quelque chose, personne n’est entièrement à l’abri des défaillances de la mémoire... Mais, dans la Bible, le mot « oublièrent » signifie très souvent « rejetèrent consciemment », et l’on ne se moque pas de Dieu ; il faut donc répondre d’un tel « oubli ».
Celui qui déclare aimer la Loi et la suivre comprend que, sans Dieu, il est impossible de demeurer sur le droit chemin ; c’est pourquoi il Lui demande de ne laisser aucune iniquité prendre pouvoir sur lui. En rejetant les impies, il pleure parce qu’ils ne gardent pas la Loi, et nous pouvons supposer que, dans ces larmes, se mêlent non seulement la douleur de voir la Loi bafouée, mais aussi la compassion pour les pécheurs qui se perdent eux-mêmes et refusent de quitter le chemin de la perdition. Pourtant, ils continuent à commettre l’iniquité, et il faut donc les arrêter par des moyens sévères.
