RÉFLEXIONS pour Mt 18:21-35 — le 26 mars 2019

RÉFLEXIONS pour Mt 18:21-35

Après la lecture des deux premiers versets, on est tenté de faire vite le calcul : soixante-dix fois sept, cela fait quatre cent quatre-vingt-dix ; voici que ce frère pèche contre moi chaque jour depuis deux ans, son crédit est donc épuisé depuis longtemps et tout va bien : je peux ne plus lui pardonner.

Il est clair que le Seigneur emploie soixante-dix fois sept comme un symbole — non seulement de la plénitude (signifiée par le nombre sept), mais d’une sorte de plénitude infinie : ici, « jusqu’à soixante-dix fois sept » signifie sans cesse, toujours. Jésus développe cette pensée dans la parabole qui suit cet épisode : si nous ne faisons pas miséricorde aux autres, nous refusons par là même la miséricorde de Dieu à notre égard. Les paroles : « C’est ainsi que Mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas de tout son cœur à son frère ses offenses », nous rappellent que toute tentative de retailler la Bible à notre convenance, pour qu’elle soit commode et peu exigeante, ne peut rien donner de bon. Veux-tu que le nombre des péchés pardonnables soit limité ? Alors tu veux cette limite non seulement pour ton prochain, mais aussi pour toi-même.