RÉFLEXIONS pour Za 12:10
L'image du Messie souffrant apparaît pour la première fois dans les prophéties d'Isaïe de Babylone. Cependant, il n’y a pas assez de concret là-bas: Isaïe parle des souffrances du Messie seulement d’une manière générale, en mentionnant, néanmoins que le Messie souffre pour les péchés de Son peuple. Ce même sujet apparaît dans la deuxième partie du Livre de Zacharie, que la plupart des chercheurs de la Bible trouvent plus tardive que sa première partie, qui était écrite, apparemment, vers le milieu du V s. avant J.C. Ici, à l’image du Messie souffrant, apparaissent déjà des traits évangéliques, et il devient clair que les souffrances du Messie, peut-être, s'achèveront par Son exécution, de laquelle seront coupables non seulement les païens, mais aussi les représentants du peuple juif.
Et si autrefois on pouvait interpréter les paroles d'Isaïe dans ce sens que le Messie souffrira des persécuteurs étrangers, sous le pouvoir dans lequel le peuple se trouvera à cause de ses péchés, de sorte qu’on ne puisse parler ici des souffrances pour les péchés du peuple que dans un sens du mot connu, non personnel, c’est que maintenant il s'agit d’une participation directe dans l’exécution du Messie, au moins, certains de ceux qui appartiennent au peuple de Dieu. Le péché se concrétise. Bien sûr, comme toujours dans de tels cas, il n’arrive pas de parler de la culpabilité ou l'innocence du peuple en général: comme dans toutes les époques et dans tout peuple, dans le peuple juif il y a ceux qui participent au mal et a donc une relation directe avec cela, et il y a ceux qui tentent de résister à ce mal ou restent tout simplement de côté.
Mais une telle révélation pose une question à toute personne, qui se trouve face à face avec le Messie, et donc, face à face avec Dieu : que faire? De quel côté être? La question du Royaume devient une question non impersonnelle, non collectif, quand c’est le Royaume, on entre tous ensemble du fait de l'appartenance au peuple de Dieu, mais la question est concrète et très personnelle, la question du choix fait, des décisions prises, des actes commis ou pas commis.
