RÉFLEXIONS pour Gn 12:4 — le 18 janvier 2019

RÉFLEXIONS pour Gn 12:4

Que pouvait nous raconter l'historien du déplacement d’Abraham? Il pouvait probablement raconter qu'à l'époque des Patriarches plusieurs tribus sémitiques se déplaçaient vers l'ouest, s’installant sur une steppe vaste sèche, s’étendant des frontières occidentales de la Mésopotamie jusqu'à la côte orientale de la Méditerranée. Qu'Abraham n’était sûrement pas le premier chef, qui à avoir conduit ses compatriotes en Palestine. Que plusieurs entendaient dans l’antiquité les voix des dieux et les esprits et pas si rare, et écoutaient ces voix.

Qu’il était bien sûr trop tard, pour quelqu’un qui a déjà franchi soixante-dix ans, de commencer une nouvelle vie et de se livrer à un chemin pas si long, mais très dangereux, quelqu’un pouvait se décider à une pareille chose seulement dans des circonstances particulières. Mais aucun historien ne nous racontera du plus important, car les sources historiques se taisent de cela. Et ce n'est pas étonnant : car, le plus important est caché profondément dans le coeur d'Abraham, qui, ayant entendu la voix de Dieu alors encore inconnu à lui, cru et alla où ce Dieu inconnu l'a envoyé.

Il est allé, comprenant parfaitement que personne ne lui garantit rien : puisqu’il lui fallait encore faire connaissance de plus près avec Celui qui l’appelle, pour comprendre à qui il a affaire. Ici tout dépendait ici seulement du choix personnel d’Abraham. Dieu ne lui a forcé en rien, Il l’appelle juste à Le suivre. Abraham pouvait-il dire «non» à Dieu ? Bien sûr qu’il pouvait, car l’homme est libre. Mais alors, en disant «peuple de Dieu», nous aurions voulu dire un autre peuple avec une autre histoire.