RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour 2Tm 2:13

Pour Paul, il était évident que le christianisme est la vie avec le Christ dans Son Royaume. Il était tout aussi évident pour lui que, dans le Royaume, il n’y a de place ni pour le mal ni pour le péché. Mais Paul est toujours resté réaliste. Il savait parfaitement ce qu’est la nature humaine. Par sa propre expérience, il comprenait qu’il est impossible à l’homme déchu de ne pas pécher. Et l’on ne peut être entièrement délivré du péché qu’après la transfiguration complète de la nature humaine. Pourtant le Sauveur appelle chacun de nous, dès maintenant, à la vie nouvelle, à la vie dans Son Royaume. Comment cela est-il possible ? Évidemment, seulement malgré notre propre condition pécheresse.

Mais que signifie « malgré » ? Au moment même où nous donnons dans notre vie une place au péché, nous nous séparons par là du Royaume, de sa vie. Mais cela arrive parfois en dehors de notre volonté : dans l’état déchu, nous sommes loin de pouvoir toujours contrôler nos propres intentions, y compris celles qui nous conduisent au péché. Si nous péchons consciemment et ne nous repentons pas du péché commis, le Royaume nous est fermé. Mais une autre infidélité est possible : non pas la trahison, mais l’erreur, la chute spirituelle. Dans ce cas, nous ne nous noyons pas définitivement dans notre péché, mais il peut très bien, fût-ce pour un temps, nous submerger entièrement.

Mais tant que nous-mêmes ne considérons pas cet état comme la norme, le péché n’a pas sur nous un pouvoir total. Et cela signifie que nous ne sommes pas complètement coupés du Royaume et de sa vie. Qu’est-ce donc qui nous retient dans le Royaume ? Évidemment, ce vrai « moi » qui n’est pas d’accord avec le péché qui nous submerge. Mais notre fidélité au Royaume et à sa vie reste pourtant incomplète : au moment où nous nous trouvons sous le pouvoir du péché, nous sommes comme intérieurement divisés. Le Christ, Lui, ne peut pas être divisé.

Non seulement parce qu’Il porte en Lui toute la plénitude de Dieu, mais aussi parce que Sa nature humaine est libre du péché. Il est une Personne absolument unifiée. Et c’est pourquoi le Royaume ne peut tenir que sur Lui. Quant à nous, nous ne pourrons devenir Ses collaborateurs à part entière que lorsque nous deviendrons des personnes tout aussi unifiées. Bien sûr, nous ne pouvons pas contenir la plénitude de Dieu, mais la transfiguration de notre nature humaine et sa délivrance du pouvoir du péché sont tout à fait réelles. Il faut seulement parcourir le chemin sur lequel nous nous sommes engagés comme chrétiens. Jusqu’au bout.