RÉFLEXIONS pour Tt 3:9 — le 10 novembre 2018

RÉFLEXIONS pour Tt 3:9

Il était caractère chez l’homme en tout temps le désir de disputer. Certes, chez l’un ce désir était exprimé plus vivement, chez l’autre il se trouvait moins considérable, mais l’homme déchu est un disputeur par nature: car, dans la plupart les cas la dispute n’est pas juste un échange simple des opinions ou des recherches de la vérité, mais plutôt le désir de s’affirmer, en outre, à la différence de beaucoup d'autres moyens d’affirmation de soi, sous des prétextes très spécieux, de sorte que ce genre d’affirmation de soi n'est pas du tout souvent perçu comme quelque chose de répréhensible, même pour ceux qui auraient certainement condamné cette même affirmation de soi sous n'importe quelle autre forme.

En plus, la dispute permet de faire briller l'intelligence, l'esprit, l'éloquence et plusieurs autres qualités, des démonstrations qui flattent l'amour-propre. Mais la vérité dans la dispute, même si elle naît, hélas, ce n’est pas toujours le cas. Bien sûr, dans le cas idéal, lorsque les disputants disputent sans tout désir de se vanter ou s’affirmer aux frais de l'adversaire, ils peuvent effectivement arriver à une vérité. Mais malheureusement, dans l'humanité déchue, une dispute idéale est comme un modèle purement théorique de la réalité, tout comme est en physique par exemple le gaz parfait: dans la vie réelle de telles disputes sont impossibles, tout comme est impossible dans la nature le gaz parfait.

Dans le meilleur cas on ne peut que parler de la prédominance chez les disputants de l’aspiration à trouver la vérité sur l'aspiration à s’auto affirmer. Mais hélas, on ne rencontre pas aussi souvent une telle prédominance, comme on pourrait le croire. Et dans tout autre cas la dispute perd en effet le sens. Même Jésus ne tentait pas de disputer avec ceux qui se mêlaient à la dispute uniquement pour faire disputer l'interlocuteur: car ici sont inutiles n'importe quels arguments. En outre : une telle dispute peut apporter aux disputants plus de dommage que de profit.

Quand il s’agit de la lutte contre l’amour-propre et des rivalités dans l'affirmation de soi, comme montre l'expérience de plusieurs siècles, les disputants oublient facilement et vite les commandements de Dieu, et se rappellent d'habitude seulement lorsqu’il est déjà tard. Se mêler à de telles disputes signifie les encourager, et il ne faut en aucun cas le faire celui qui est appelé à témoigner du Royaume. On trouve ici la justification du proverbe connu de la parole est argent et le silence est or.