RÉFLEXIONS pour Ne 9:1-37
Nous avons devant nous le récit de l’un des plus grands mouvements de repentir de l’histoire biblique. Pour mieux comprendre la relation entre l’Ancien et le Nouveau Testament, il vaut la peine de comparer le repentir qui eut lieu au temps de Néhémie, par exemple, avec les foules qui venaient au Jourdain à l’époque de Jean le Baptiste. Les hommes ne se limitent pas à l’accomplissement correct des rites : ils font le choix personnel d’une vie nouvelle, et le jeûne et le repentir en sont une condition nécessaire, nullement une fin en soi.
Le repentir est inséparable d’une réévaluation de nos actes passés, d’un retour en pensée vers le passé. Mais, en nous souvenant du passé, nous ne devons pas nous attacher de nouveau aux actes et aux péchés révolus, car alors nous ne nous en libérerons pas. Le passé devient une source de force lorsque nous nous appuyons sur la mémoire vivante des actions du Seigneur. Il est donc tout naturel que l’histoire de la relation du peuple avec Lui soit racontée de nouveau aux Juifs le jour du repentir.
Pour que le passé devienne l’une des sources de la vie, il ne faut pas le considérer comme un entrepôt d’un mal insurmontable et non surmonté. Sinon, le passé devient une source de mort.
