RÉFLEXIONS pour Is 56:1-12 — le 29 septembre 2018

RÉFLEXIONS pour Is 56:1-12

L'appel à observer le sabbat, c'est-à-dire à consacrer une part de sa vie à se tenir devant Dieu dans la prière, s'adresse ici à ceux que l'on n'avait jusqu'alors pas jugés dignes de l'égalité. Bien des appels prophétiques s'étaient déjà fait entendre pour exercer la miséricorde envers les étrangers, ceux dont l'origine était différente, mais nous apprenons maintenant que Dieu ne rejette pas non plus les eunuques, ceux que les hommes avaient l'habitude de considérer comme déficients non seulement physiquement, mais à tous égards. Et voici que le Seigneur proclame que, pour lui, personne n'est déficient ; tous ceux que les hommes rejettent pour des raisons absurdes, même si elles paraissent sérieuses, lui sont chers, et il est prêt à les accueillir tous.

Quelques siècles passeront, et sur la route de Jérusalem à Gaza, Philippe rencontrera un dignitaire éthiopien, à la fois étranger et eunuque (Ac 8:26-39), qui sera l'un des premiers étrangers à entrer dans l'Église. Avant cette rencontre, l'Éthiopien lira le livre d'Isaïe, le passage qui, quelques tours plus loin dans le rouleau de parchemin, est suivi précisément de ces lignes.