RÉFLEXIONS pour 1Co 8:5-6 — le 15 septembre 2018

RÉFLEXIONS pour 1Co 8:5-6

Aux temps évangéliques, il existait dans le monde païen une multitude de religions. Paul, bien sûr, le savait parfaitement : il était né à Tarse, dans une ville païenne. Au cours de sa vie, il avait dû voir quantité de dieux et de cultes très différents. Et il ne cherche nullement à nier leur existence. Il leur donne seulement l’évaluation qui convient. « Ce qu’on appelle des dieux », dit-il d’eux. Et il ajoute : il y a dans le monde beaucoup de dieux et aussi beaucoup de seigneurs. Mais Dieu avec une majuscule est unique. Ainsi l’apôtre définit le rapport du christianisme, et de tout monothéisme en général, au paganisme.

Les chrétiens, comme les autres monothéistes, regardent la vie religieuse de manière pleinement réaliste. Il est inutile de nier ce qui, pour le païen, est une réalité. Après tout, ce ne sont pas la nature, mais l’homme qui engendre les dieux. C’est l’homme qui se crée des dieux à son image et à sa ressemblance. Et il fait de ces dieux ses seigneurs. Pourtant le païen lui-même croit que ses dieux existent pour lui, qu’ils le protègent et l’aident. Seulement, en pratique, il s’avère qu’il ne peut pas vivre sans ces dieux.

Les dieux créés par l’imagination humaine deviennent réellement ses seigneurs, ses maîtres. Non pas imaginaires, mais tout à fait réels. Et seul le vrai Dieu, Celui avec une majuscule, libère l’homme. Rien d’étonnant : l’homme déchu ne se créera pas des dieux capables de le libérer de lui-même. Cela ressemblerait surtout à une tentative de se tirer soi-même du marais par les cheveux.

Il en va autrement du vrai Dieu : ce n’est pas l’homme qui L’a créé. Au contraire, c’est Lui qui a créé l’homme. Et Lui seul peut sauver l’homme qu’Il a créé et le libérer du péché. Seulement, l’homme ne le comprend pas toujours. L’homme déchu est tout de même plus habitué à ses propres dieux. Peut-être ne peuvent-ils pas toujours aider, mais au moins ils n’exigent pas de renoncer à un monde certes déchu, mais connu et familier. Le vrai Dieu, Lui, en sauvant, conduira dans Son Royaume. On ne peut pas aider l’homme autrement. Et là, il faudra se décider à de sérieux changements. Ou rester avec ses dieux, avec ses péchés et avec ses maîtres.