RÉFLEXIONS pour Mt 22:35-46
Pour le mettre à l'épreuve, c'est-à-dire pour tenter de prendre Jésus au piège de ses paroles, l'un des pharisiens interroge Jésus sur le plus grand commandement. Il s'attend à ce que le Maître de Nazareth dise quelque chose qui ne s'accorde pas avec l'enseignement des rabbins sur la hiérarchie des commandements, ou mieux encore, qu'il parle des rites avec mépris. Mais, comme dans d'autres cas semblables, le Seigneur ne répond pas à cette question perfide et parle d'autre chose. Il parle moins de la hiérarchie des commandements que du sens de la Révélation de Dieu contenue dans la loi et dans toute l'Écriture. Aime Dieu et ton prochain. Là se trouve le contenu de la Révélation, là se trouve le sens de l'alliance. Ce qui n'y a pas, c'est de l'espace pour des recherches rabbiniques savantes.
La distance entre la Révélation et la religiosité mesquine est soulignée par la question que Jésus pose ensuite aux pharisiens: de qui le Christ est-il le fils, lui que David appelle Seigneur, alors que, du point de vue de la logique des pharisiens, un ancêtre ne peut pas appeler ainsi son descendant. La Révélation de Dieu en Christ est le mystère de l'amour, de la Croix et de la Résurrection, et nullement celui de la sacralisation ou de la désacralisation de la vie quotidienne.
