RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour 2Ch 22:1-12

Comme il serait tentant de considérer Athalie comme la principale source du mal qui a triomphé en Juda ! Sa contribution à la multiplication de l'iniquité est assurément grande, mais seulement parce qu'elle a ouvert son cœur aux ténèbres qui, même sans elle, cherchent depuis des siècles à asservir chacun de nous. Une fois entré dans le monde, le mal ne disparaît pas, mais engendre un nouveau mal. Les tentatives de mettre fin au mal par la force conduisent à une nouvelle effusion de sang, puis les flots de sang en entraînent de nouveaux. Que faire alors ? Faut-il poursuivre l'éradication violente des malfaiteurs jusqu'à la victoire totale, ou essayer de mettre fin au mal par la paix et l'amour ?

La seconde voie paraît impossible. Ceux qui sont pris dans le cycle de la violence, de la vengeance, d'une nouvelle violence en représailles à la vengeance, et ainsi de suite, n'ont aucune intention de mettre fin à la violence. C'est une réaction très humaine, mais, selon les paroles d'un écrivain japonais, « l'humain, trop humain, est toujours quelque chose d'animal ». Pour être véritablement humains, il faut nous ouvrir à ce qui vient d'en haut. Alors seulement la paix pourra entrer dans nos cœurs, puis s'établir sur la terre.