RÉFLEXIONS pour 1Co 16:1-24 — le 2 juin 2018

RÉFLEXIONS pour 1Co 16:1-24

Des portes toujours nouvelles s’ouvrent à l’Évangile. Paul saisit chaque occasion pour témoigner du Christ auprès des hommes. Paul est un admirable exemple de missionnaire désintéressé. Comment le missionnaire d’aujourd’hui peut-il imiter Paul ? Bien sûr, nous devons nous oublier nous-mêmes et consacrer tout notre temps à la mission ou au travail, au service des autres. C’est parfois ce que nous faisons. Nos motivations ne sont pas toujours sans ambiguïté : des motivations absolument pures sont sans doute impossibles à l’homme en ce monde. Peut-être assumons-nous de nombreux ministères ou beaucoup de travail pour acquérir un certain statut dans l’Église ou dans la société ? Ou peut-être cherchons-nous simplement à remplir notre temps, à rester constamment affairés parce que nous avons peur de nous retrouver dans le silence, face à face avec nous-mêmes et avec Dieu ? N’avons-nous pas éprouvé de tels sentiments pénibles dans notre travail ? N’en vient-il pas à nous arriver que, pour cette raison, nous ne voyions plus Dieu et nos proches qu’« en passant », perdant ainsi l’occasion et la capacité d’une communion personnelle ? Mais est-ce bien à cela que Paul nous appelle ? Au contraire, il désire vivement passer davantage de temps avec les frères et sœurs de Corinthe, bien entendu « si le Seigneur le permet ». Pour Paul, qui a l’expérience de la prédication devant un très vaste auditoire, la communion avec des personnes concrètes, avec des frères et sœurs concrets, est extrêmement importante ; il tient beaucoup à l’enrichissement mutuel et au soutien réciproque.

Relisons encore une fois les versets 13–14. Paul donne une fois de plus un conseil étonnant et difficile à mettre en pratique. Comme il est difficile d’être ferme avec amour ! Comme il est facile, au contraire, de dresser la liste de ceux qui ont raison et de ceux qui ont tort, de ceux qui sont retranchés de la grâce et de ceux qui demeurent dans la vraie foi. Ne nous est-il pas arrivé de cacher notre manque d’amour et notre rejet d’autrui derrière le courage et la fermeté ? Nous les cachons et nous nous persuadons que nous vivons selon les exhortations de l’Apôtre. Pourtant, même ceux « qui n’aiment pas le Seigneur », Paul appelle à ne pas les exclure pour toujours, mais jusqu’à la venue du Christ (c’est ainsi que se traduisent les mots « anathème, maranatha »), sans oser prendre la place de Dieu Lui-même pour décider du destin des hommes.