RÉFLEXIONS pour 1Co 15:35-50 — le 31 mai 2018

RÉFLEXIONS pour 1Co 15:35-50

Pourquoi Paul qualifie-t-il celui qui interroge d’« insensé » en réponse à des questions tout à fait légitimes (« Comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ? », v. 35) ? Il s’agissait probablement de questions rhétoriques. Celui qui les posait n’attendait pas de réponse, mais affirmait : « Les morts ne peuvent ressusciter dans leur ancien corps ; leur corps appartient désormais à d’autres : le mort est devenu de l’herbe, la brebis a mangé l’herbe et l’homme a mangé la brebis. » L’idée de la résurrection du corps était incompréhensible et insensée pour les philosophes grecs (cf. Ac 17,32 ; 1 Co 1,22–23).

Bien entendu, nous ne pourrons sans doute comprendre pleinement la « physique » de la résurrection qu’après être nous-mêmes ressuscités (cf. Jn 16,12). Nous ne comprenons pas non plus des choses plus simples. Comment une plante naît-elle d’une semence ? Les savants ne peuvent répondre à cette question d’enfant que dans les grandes lignes. Il est remarquable que l’Apôtre Paul parle du corps nouveau en comparant la résurrection à la germination d’un grain.

Ses paroles remplissent le cœur de joie et de reconnaissance : nos corps actuels, qui devront être déposés en terre, sont périssables, c’est-à-dire sujets à la décomposition, faibles et humiliés ; mais nos corps ressuscités seront impérissables et forts. Ils seront semblables au « corps glorieux » (Ph 3,21) du Christ ressuscité.

Les corps périssables ne peuvent entrer dans le Royaume de Dieu (v. 50) ; c’est pourquoi les croyants qui vivront jusqu’à la venue du Christ recevront des corps nouveaux. Cela arrivera à tous simultanément, « en un instant » (en grec en atomō), c’est-à-dire littéralement en un moment de temps « indivisible » (« atomique »). C’est manifestement de ce même événement, la rencontre des enfants de Dieu ressuscités et transfigurés avec le Sauveur ressuscité, que l’Apôtre parle en 1 Th 4,16–18.