RÉFLEXIONS pour 1Co 15:20-34 — le 30 mai 2018

RÉFLEXIONS pour 1Co 15:20-34

La résurrection du Christ est le commencement d’une humanité nouvelle, ressuscitée ; c’est en ce sens que l’Apôtre Paul L’appelle les prémices de ceux qui sont morts. L’union des chrétiens avec le Christ ressemble au lien mystérieux de tous les hommes avec Adam : nous avons tous péché en Adam, et c’est pourquoi la mort règne sur tous les hommes (cf. Rm 5,12–14). Adam est le premier des hommes à être mort et a ainsi inauguré l’ère de la mort ; Jésus est le premier des hommes à être ressuscité et a inauguré l’ère messianique de la résurrection.

Une question se pose aussitôt : « Pourquoi donc les chrétiens continuent-ils de mourir, et pourquoi personne encore, hormis le Christ Lui-même, n’est-il ressuscité comme Lui, dans un corps nouveau, pour ne plus mourir ? » La réponse de l’Apôtre est remarquable en ce que tout l’intervalle entre la résurrection du Christ et celle de ceux qui sont dans le Christ tient dans un seul petit mot : « ensuite » (1 Co 15,23).

Pour Dieu, « un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour » (2 P 3,8). Nous ignorons combien de temps durera l’histoire du monde entre la résurrection du Christ et Sa seconde venue ; près de deux mille ans se sont déjà écoulés. Mais toute cette époque n’est qu’un bref intervalle dans le dessein de Dieu pour le monde et l’homme ; l’Écriture l’appelle les « derniers jours » (cf. He 1,1–2 ; 2 P 3,3).

À la fin du passage se trouve une pensée que, dix-neuf siècles plus tard, l’un des personnages de Dostoïevski exprimera en d’autres termes : « S’il n’y a ni Dieu ni immortalité, tout est permis. » Les mots « mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Co 15,32) sont une citation de la prophétie d’Isaïe (Is 22,13). Ils sont prononcés par ceux qui festoient et se réjouissent dans Jérusalem assiégée et condamnée. Il n’y a aucune espérance dans cette réjouissance ; mais nous, nous avons une espérance : le Christ.