RÉFLEXIONS pour Jn 7:1-13 — le 1 mai 2018

RÉFLEXIONS pour Jn 7:1-13

De quel monde s’agit-il ? Certainement pas de la paix comme contraire de la guerre. Mais pas non plus du monde que le Seigneur a conçu et créé : ce monde, Il l’a aimé, et ce monde est bon. Il existe cependant le monde que nous engendrons nous-mêmes, le monde comme ensemble de nos opinions et de nos décisions orgueilleuses, de nos relations fausses et dépourvues d’amour les uns avec les autres : un monde déchu qui va vers la mort. C’est ce monde-là qui est hostile au Christ.

Pour le comprendre, nous devons parler, comme hier, des « siens » et des « étrangers ». Jésus est étranger à ce monde parce que Sa seule présence convainc le monde qu’il gît dans le mal. Auprès de Jésus, tout péché humain devient immédiatement visible, comme tout objet sombre qui se cachait dans les ténèbres avant la venue de la lumière devient visible à la lumière. Jésus est la lumière, et Il est étranger à ces ténèbres qui enveloppent le monde. Notre réaction immédiate devant ce qui est étranger est la haine, le refus de l’avoir à proximité. Mais ceux auxquels Jésus S’adresse sont « des leurs » ; ils sont tout aussi obscurcis par le péché, ils sont inclus dans le même système de relations que le reste du monde, et le monde ne les repousse pas.

Plus tard, lorsque les disciples croiront véritablement au Christ, lorsqu’Il conclura avec eux la Nouvelle Alliance lors de la Cène, alors ils deviendront « les Siens », et le monde les haïra eux aussi. Jésus le leur dira dans Son dernier entretien (Jn 15,18–19), et Il priera le Père de les garder du mal dans ce monde (Jn 17,15–16). Et si nous sommes Ses disciples, si nous Le suivons, nous ne devons rien attendre de ce monde d’autre que la haine.