RÉFLEXIONS pour Ac 3:1-10 — le 4 avril 2018

RÉFLEXIONS pour Ac 3:1-10

En lisant de nombreux passages de l’Écriture, il est parfois difficile de comprendre et de sentir tout de suite l’atmosphère des événements et les dispositions des personnes, malgré le fait que les Évangélistes les mentionnent souvent. Cela tient sans doute à ce que les auteurs n’introduisent dans leurs lignes ni leur attitude ni leurs émotions face à ce qu’ils décrivent. Pour comprendre, nous devons nous arrêter, peut-être relire le passage plusieurs fois, réfléchir et nous représenter la situation. La Parole de Dieu est plus vivante que tout autre livre précisément parce qu’elle n’est pas éclipsée par la personnalité de celui qui écrit et nous donne la possibilité de participer à ces événements. Pour « lire » le passage des Actes proposé aujourd’hui, il ne suffit pas de lire la phrase : « ...infirme dès le sein de sa mère... » et de la comprendre comme nous comprenons habituellement le mot « infirme », c’est-à-dire comme désignant quelqu’un qui peut marcher, mais avec effort et douleur. Il faut voir aussi ce qui se passait réellement. Cet homme était « porté et déposé » là : il ne pouvait donc pas se déplacer par lui-même. Il faut voir son regard fixé sur les apôtres, dans l’attente d’une aumône. Contrairement à d’autres personnes guéries que nous connaissons (voir, par exemple, Mc 10:51), cet homme ne songeait pas à demander sa guérison. Il est étonnant qu’un détail apparemment si insignifiant soit précisé : la main par laquelle Pierre relève l’infirme. Mais ce détail anime le récit et souligne l’importance de ce qui se passe. Cet homme a certainement gardé toute sa vie le souvenir de ce contact après lequel il put marcher. Puis celui qui percevait chaque journée notamment en fonction de ce qu’on lui donnerait ce jour-là bondit et entre dans le Temple. Auparavant, il était seulement assis près du Temple ; personne ne le portait à l’intérieur, et peut-être ne le demandait-il même pas... Et voici que cet homme glorifie Dieu, qui est désormais lié pour lui à Son Fils, le Christ, au Nom duquel la guérison a été accomplie.