RÉFLEXIONS pour Ps 100
Le voici, l’un des psaumes les plus joyeux. Même si nous n’avions sous les yeux que le texte et ne savions ni quels instruments résonnaient lors de sa création, ni quels étaient alors les rythmes musicaux, il ne serait pas difficile de les entendre grâce aux paroles et aux rythmes du psaume lui-même. Par sa seule sonorité, il proclame que la nouvelle du Seigneur est une joie. Après la Chute, il est devenu difficile à l’homme de se tenir devant le Seigneur, et le désir de se cacher de Lui est apparu et est devenu habituel pour beaucoup. Mais voici que le psalmiste appelle tous les hommes à se présenter devant le Seigneur. Il est bon, et toute crainte terrestre s’effondre donc devant Lui.
Les fidèles sont appelés ici les brebis de Son pâturage et, dans un autre psaume au ton plus dramatique, les brebis de Sa main. La même image parle de Sa proximité avec nous dans la joie comme dans les épreuves difficiles, et ce n’est sans doute pas un hasard si l’appel à servir le Seigneur dans l’allégresse fait écho à l’appel du Christ à ne pas prendre un air sombre pendant le jeûne. La joie qu’Il donne n’est ni une émotion illusoire ni une euphorie insensée, mais cette joie profonde qui ne se dissipera pas et que personne ne nous enlèvera.
