RÉFLEXIONS pour He 7:17-19 — le 11 janvier 2018

RÉFLEXIONS pour He 7:17-19

Parlant de «l’abrogation de la prescription antérieure», qui d'ailleurs, selon le sens du mot correspondant grec serait plus juste d’appeler «le refus», l'auteur du message dit qu’une telle chose arrive en raison de sa «faiblesse» (et c’est aussi comme cela que c’est écrit dans le texte grec).

Selon le contexte, il ne s’agit pas dans ce cas que la prescription est mauvaise en tant que telle, qu'elle est insuffisante pour résoudre la tâche fixée par Dieu, et qu'elle n'est pas un instrument parfait pour atteindre l’objectif : cette Torah, qui agissait aux temps préchrétiens, comme on voit, ne pouvait pas résoudre la tâche de la consécration et la transformation complète de l’homme. C'est effectivement pourquoi il a fallu quelque chose de plus, qui pouvait entrer dans le monde seulement avec Christ.

Mais cette chose de plus ne complétait pas la Torah antérieure mécaniquement, ne signifiait pas sa croissance, semblable à celle, dont on peut parler, par exemple, en cas de la surélévation de la maison, quand la surélévation ne suppose pas le changement ou la modification de la structure initiale. En effet, il n’y avait rien d'autre de plus grand que ce Royaume, qu'a apporté le Sauveur au monde. Il, certes, comprend toute la plénitude de la consécration accessible à l’homme, en comparaison de laquelle n'importe quelle consécration antérieure était juste partielle et relative.

Mais cette plénitude n’est pas composée de parties; l'accomplissement de la consécration jusqu'à la plénitude signifie la transformation totale de la nature humaine, c’est une nouvelle qualité et un nouvel état de la personne, et non la continuation des rites antérieurs de purification et de consécration. Et cette nouvelle qualité, surpassant tout ce qui était donné à l’homme autrefois, rend la spiritualité antérieure dépassée. Puisqu’il n’est possible dans le Royaume que la plénitude, une vie en abondance, et aucunement rien de moins.