RÉFLEXIONS pour 2P 3:9
Le contexte de cette phrase de l'apôtre Pierre est compréhensible : il s'agit du Deuxième Avènement du Christ, dont les premiers chrétiens attendaient littéralement au jour le jour. Jésus a promis de revenir, et il était évident pour les chrétiens que Son retour est un bonheur, c’est ce qu’ils souhaitaient de tout leur cœur. Et il leur était parfois incompréhensible, pourquoi cette promesse ne s’accomplit pas, pourquoi le Seigneur retarde; Il a peut être changé d'avis ? Peut être, ne veut-Il pas venir? Pierre explique que ce n’est pas le retard, et que le Seigneur n'a pas changé d'avis. C’est juste que Son but n’est pas de venir, mais de sauver. C'est pourquoi Il patiente, conformément au rythme des changements ayant lieu dans les gens. Ce n’est pas Lui qui retarde, mais nous qui retardons, - nous retardons avec notre conversion personnelle et avec notre aide aux autres gens pour leur arrivée au repentir.
Mais on peut examiner ce verset et dans un contexte plus large. Nous avons toujours des demandes à Dieu, nous prions pour nos problèmes et parfois ne voyons pas la réponse à nos prières. Et nous sommes perplexes, pourquoi Dieu garde le silence, pourquoi il retarde à accomplir nos demandes. Il est probable que ce n’est pas aussi le retardement de Dieu, mais Sa longanimité. Il attend avec patience, lorsque nous demanderons non ce que nous voulons pour nous-mêmes, mais plutôt ce qu’Il veut de nous. Il veut que la réponse à notre prière soit réellement bonne - bon pour nous et pour tous ceux, qu’Il aime. Quelqu’un a dit autrefois que nous devons nous rappeler que quand nous prions du vent arrière, ce vent sera devant pour quelqu'un d’autre. Dieu ne retarde pas avec la réponse à nos prières, mais c’est nous qui retardons avec la réponse à Son appel de nous aimer les uns les autres.
