RÉFLEXIONS pour 2P 3:8 — le 26 décembre 2017

RÉFLEXIONS pour 2P 3:8

Quiconque a lu attentivement la Bible, sait que, lorsqu’il s’agit «des temps et délais», il faut traiter les paroles de Dieu avec une certaine prudence. Comme montre l'expérience de l'histoire chrétienne, qui s’étend voici déjà le troisième millénaire, Son «bientôt» et notre «bientôt» se diffèrent l'un de l'autre, et en plus très considérablement. Mais que signifie cette différence? Et à quoi est-elle liée? L'apôtre dit que chez Dieu un jour comme mille. Mais combien dure le jour de Dieu? Et avec quelles mesures mesure-t-on les jours de Celui Qui demeure hors du temps? Et mille ans — est-ce un chiffre exact? Ou l'allégorie, comme celle qu’on trouve dans la langue française, lorsqu’on parle de quelque chose qui a déjà été « mille fois dit» ou «mille ans connu»? Et si c'est le cas, alors qu’est-ce que Dieu attend? Mais pourquoi Il dit que déjà «bientôt»?

Probablement, s'Il agissait Seul, sans égard pour l’homme, tout aurait vraiment pu s'achever beaucoup plus vite, peut-être, même beaucoup plus tôt, que nous ne pouvons nous imaginer. Mais c’est là le problème, qu’Il ne veut pas agir ainsi. Car, il Lui est important de nous (les hommes) engager dans Ses plans, mais engager l’homme déchu dans quelque chose de bon, et encore surtout dans le travail de son propre salut, — n’est pas une tâche simple, surtout, si on prend en considération qu’on ne peut faire cela qu’avec notre accord.

Il paraît que c’est notamment ici, que se trouve la raison pour laquelle le «bientôt» de Dieu se diffère ainsi du nôtre. Tout est proche, le Royaume est proche, tout peut s'achever à n'importe quel moment, le bateau est prêt à naviguer, mais … il faut absolument attendre les voyageurs qui sont en retard, sinon, ceux restés sur le rivage, qui deviendra très vite inapte à la vie, seront condamnés à la perdition.

Et le Capitaine attend, attend, comme il semble à certains, perdant en vain le temps. Mais Lui, Il sait mieux, et Il attend. Et combien faudra-t-il attendre, dépend, entre autres, avant tout de nous. Car sans nous le Royaume n'est pas complet. Et quand nous nous attacherons à sa plénitude et combien de temps (selon le compte terrestre) faudra pour cela, dépend non seulement de Dieu, mais aussi de nous.