RÉFLEXIONS pour Jn 2:1-12 — le 22 novembre 2017

RÉFLEXIONS pour Jn 2:1-12

Le Seigneur n’est obligé de rien faire pour nous. Tel est précisément le sens de Ses paroles adressées à Marie. Mais si nous croyons en Lui avec tant de force ? Si nous L’aimons tant ? Cela ne change rien. Sa Mère n’aime ni ne croit moins que nous—en réalité, Elle aime et croit bien davantage. Pourtant, le Seigneur Lui dit qu’Il accomplit déjà pour les hommes, y compris pour les mariés, pour Sa Mère et pour nous, l’œuvre la plus terrible de Sa vie : Il mentionne l’« heure » qui n’est pas encore venue, expression qu’Il emploiera ensuite pour désigner Sa mort sur la Croix. Qui oserait exiger quoi que ce soit de Lui après ce qu’Il a accompli ? Mais ne veut-Il pas notre joie, notre bonheur ? Il est venu nous donner la vie en abondance (Jn 10,10), et Il a souvent comparé Son Royaume à la joie d’un festin de noces. Et six cents litres du meilleur vin aux noces de pauvres gens, n’est-ce pas l’abondance ? Mais c’est Son désir et Son don ; notre part ne peut être ici que la gratitude et, peut-être, l’espérance silencieuse de Son miracle, que nous pouvons apprendre de Celle qui a dit : « Faites tout ce qu’Il vous dira. »