RÉFLEXIONS pour Col 4:2-9 — le 2 novembre 2017

RÉFLEXIONS pour Col 4:2-9

L’une des premières questions que se posent les croyants est de savoir s’ils doivent témoigner du Christ auprès des incroyants ou de « ceux du dehors », comme les appelle l’apôtre Paul dans la lecture d’aujourd’hui. S’il faut témoigner, comment le faire et avec quelles paroles ? L’apôtre Paul répond brièvement et simplement à ces questions. Premièrement, il propose de toujours mettre à profit le temps, c’est-à-dire de se laisser guider par les circonstances concrètes. Il ne faut pas considérer les incroyants comme une masse inerte ou agressive, mais, en suivant le Christ, s’adresser à chaque personne en particulier, en tenant compte de ses caractéristiques et de ses difficultés personnelles. Il faut s’adresser à chacun dans sa langue, « avec sagesse », comme l’écrit l’apôtre. Dans une autre épître, Paul écrira qu’il s’est fait « avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi » (1 Co 9,19-23), et c’est aussi ce à quoi il appelle ses disciples. Deuxièmement, Paul attire l’attention sur l’importance de la manière dont les croyants doivent s’adresser aux incroyants. Une parole pleine de grâce, assaisonnée de sel, ce ne sont pas de vaines disputes, le désir d’imposer son opinion ou l’anéantissement de tous ceux qui ne sont pas d’accord. C’est une parole remplie de vérité, une parole de raison. En définitive, c’est la Parole vivante qui était au commencement.