RÉFLEXIONS pour 1R 21:1-29 — le 22 septembre 2017

RÉFLEXIONS pour 1R 21:1-29

Les bons élans ne l’emportèrent pas dans le cœur d’Achab. Après une guerre victorieuse, il revint à son mode de vie habituel et convoita bientôt le bien d’autrui. La reine Jézabel est prête à l’aider, mais, même dans leur impiété, une différence apparaît entre elle et Achab. Il ne vint tout de même pas à l’esprit d’Achab de s’emparer de la vigne de Naboth par la force et la calomnie. Cependant, en ne s’opposant pas aux actes de sa femme, il devint son complice, bien qu’il se fût « lavé les mains » de l’affaire.

Mais même les impies éprouvent le besoin de préserver une apparence de piété ; même Jézabel cherche à revêtir son arbitraire de l’apparence d’une procédure légale. Et voici que cette blasphématrice accuse Naboth d’avoir blasphémé Dieu. Nous voyons ici le même jugement mensonger et injuste que deviendra, plusieurs siècles plus tard, le procès du Christ. Si le désir de s’emparer de la vigne fut la cause de la mise à mort de Naboth, ceux qui voulaient faire mourir Jésus entendaient eux aussi exercer un pouvoir sans contrôle sur la vigne dont le Christ parlait dans Sa parabole.

Achab se repentit de ce qu’il avait fait ; il n’avait pas encore entièrement épuisé l’élan de son ancienne piété. Mais Jézabel est privée même de cet élan résiduel. Elle agit dans une totale illégalité.