RÉFLEXIONS pour Ex 20:4-5
Quelles sont ces "images sculptées", que nous interdit le deuxième commandement? Est-ce qu’il faut considérer toute image de sacrée? Le sens initial de l'interdiction est lié à ces images sacrées, qui étaient beaucoup dans l'ancienneté païenne et dont on rencontre jusqu'à présent dans les pays, où cet ancien paganisme est encore vivant.
Mais en effet, l’image ne devenait pas sacrée de lui-même, elle était faite sacrée par la relation de ceux qui adoraient l’image comme une divinité. Et dans toutes les époques et dans tous les pays, ceux qui prient ont toujours transféré sur les images de ces dieux, à qui ils priaient, leurs représentations sur ces dieux. Indépendamment de quelle réalité spirituelle se trouvait derrière l'objet de l'adoration.
Et il fallait éviter cela à tout prix lorsqu’il s'agissait du Dieu d’Abraham et Moise. Et non parce que Dieu ne pouvait rien rappeler de ce qu’Il a créé, mais parce qu’il ne faut pas L'identifier totalement avec rien de ce qu'Il a créé. Autrement il y aura beaucoup d’humain dans Dieu, et l’Unicité disparaîtra derrière le voile d’un nouveau paganisme, déjà formellement monothéiste.
Finalement, en effet, et le veau d'or était identifié par ses créateurs non avec une certaine divinité égyptienne, mais avec Yahvé, avec le Dieu de Moise. Voici seulement sous l'image d'Apis, que symbolisait le taureau, il n’y avait au commencement rien rappelant le Dieu de Moise.
Et au final ce n’est pas Apis qui s'est élevé jusqu'à Yahvé, mais Yahvé qui est descendu jusqu'à Apis. Et il sera inévitablement ainsi avec toutes nos représentations «humaines, trop humaines» de Dieu. C'est pourquoi il vaut mieux pour nous qu’Il ne s'associe à rien du créé. Et s'Il aura besoin des images pour nous ouvrir quelque chose importante, il les trouvera Lui-même.
