RÉFLEXIONS pour Jc 4:12 — le 1 avril 2017

RÉFLEXIONS pour Jc 4:12

Par la forme même de sa question, l'apôtre Jacques laisse entendre que l'homme non seulement ne doit pas, mais ne peut tout simplement pas juger autrui. D'un côté, juger autrui, c'est s'approprier un droit qui n'appartient qu'au Créateur. De l'autre, c'est essayer de faire ce qui dépasse nos forces.

Avons-nous droit à notre opinion sur les actes d'une autre personne ? Sans doute, oui. Mais le droit de juger autrui ne nous est manifestement pas donné : il en est question non seulement dans ce verset de l'épître de Jacques, mais aussi dans plusieurs passages évangéliques, avant tout dans le Sermon sur la montagne. Quelle est donc la différence ?

Elle tient, semble-t-il, au statut que nous nous attribuons alors. Notre opinion est une opinion, elle ne prétend pas à une justesse absolue. Mais lorsque nous jugeons, nous nous plaçons dans la position du détenteur d'un savoir absolu sur la vérité et la justice, et il est naturel qu'à partir d'une telle position nous ne jugions pas tant que nous condamnions. Or seul Dieu peut se tenir dans une telle position, comme nous le rappelle l'apôtre Jacques. Il convient encore ici de se souvenir que Dieu n'est pas seulement Législateur et Juge, mais aussi amour parfait ; c'est pourquoi nous pouvons espérer en son jugement, cf. Ps 118:43. Les jugements humains, eux, ne sont jamais remplis d'amour ; on ne peut que les craindre.