RÉFLEXIONS pour Is 29:13-23 — le 24 mars 2017

RÉFLEXIONS pour Is 29:13-23

La crainte du Seigneur n'est pas la terreur provoquée par un sentiment de danger. C'est le sentiment de notre indignité, le sentiment de notre incapacité à demeurer dans l'amour du Christ, la honte de notre petitesse et de notre mesquinerie, le sentiment de notre faute et le désir de notre propre anéantissement. C'est précisément ce que nous nous voyons être à l'instant de notre rencontre avec le Christ que nous voulons voir anéanti. C'est une prière silencieuse pour que nous soyons transformés. C'est une douleur presque physique, comme celle que cause la perte d'un être aimé. Nous comprenons que seule notre enveloppe, notre raison, notre caractère nous séparent du Christ, et que nous ne pouvons pas changer à l'instant même. Le sentiment de notre incapacité à réparer quoi que ce soit nous retient. Et dans cette crainte, le silence nous visite. La paix nous visite, ainsi qu'une crainte plus grande encore. Une crainte comme si nous nous étions affaiblis, comme si nous ne savions plus marcher ni parler, comme si nous ne répondions plus de nous-mêmes. Mais cette crainte est fugitive, car nous comprenons que l'on nous tient, qu'Il est près de nous, que l'on nous relève. Et la fermeté et la joie naissent dans l'âme. Le Christ est notre espérance. Il détruira en nous celui qui offense ; Il effacera notre mesquinerie ; Il nous pardonnera notre bavardage et notre amour-propre ; Il démêlera les nœuds de notre peur. Il nous ressuscitera au jour de Sa venue dans la Puissance et la Gloire.