RÉFLEXIONS pour Jc 2:13 — le 21 mars 2017

RÉFLEXIONS pour Jc 2:13

L'apôtre Jacques nous ouvre dans ces paroles le grand mystère de la miséricorde de Dieu. La justice et la rétribution selon les œuvres sont des choses importantes ; le juste jugement sur nos actes est inévitable, comme toutes les lois du monde. Une brique jetée en l'air retombe sur la tête selon la loi de la gravitation universelle. Le péché entraîne la disparition de la vie... Mais ce jugement juste ne limite pas le destin du monde et de l'homme. Il y a la miséricorde de Dieu, et elle est plus haute et plus importante que le jugement. La traduction synodale rend ici très exactement le sens du mot grec : la miséricorde se glorifie au-dessus du jugement. Cette révélation est incroyable, et elle a le rapport le plus direct avec notre espérance ; c'est précisément ce triomphe de la miséricorde qui rend le monde beau.

Mais il importe à l'apôtre Jacques que nous comprenions correctement sa pensée. Le triomphe de la miséricorde de Dieu ne signifie pas que nous puissions « nous permettre » le péché en comptant sur le fait que le Seigneur « pardonnera de toute façon ». Une telle manière de voir est apparue dès l'époque apostolique et a été rejetée dès cette époque. L'apôtre souligne que la miséricorde est efficace dans la mesure où nous nous laissons nous-mêmes guider par elle dans notre vie. Si elle n'est pas « pratiquée », elle nous demeure inaccessible. Voilà, à proprement parler, pourquoi le Seigneur met en avant comme essentiel pour l'homme d'aimer Dieu et le prochain.