RÉFLEXIONS pour Mc 13:1-8 — le 20 janvier 2017

RÉFLEXIONS pour Mc 13:1-8

En règle générale, dans le milieu chrétien, chaque nouvelle guerre engendre des rumeurs et des conversations sur les « derniers temps », sur la fin proche et sur tout ce que les chrétiens d'aujourd'hui associent à la fin des temps et au jour du Jugement. Et le passage d'aujourd'hui semblerait donner à ces propos et à ces rumeurs une base tout à fait suffisante, bien que la prophétie de Jésus se rapporte directement aux événements de l'an 70 de notre ère, lorsque, peu avant la révolte antiromaine commencée cette année-là, la Palestine était effectivement pleine de rumeurs sur la fin prochaine de l'histoire, sur le Messie, sur la guerre messianique à venir et sur le triomphe prochain du Royaume. Et toutes sortes de « messies » poussaient eux aussi en ces jours-là comme des champignons après la pluie, si bien que les avertissements de Jésus n'étaient pas du tout superflus. Mais Il ne parle pas des guerres et des rumeurs inquiétantes comme de ce par quoi commencent les détresses qui précèdent Son retour, détresses appelées « douleurs » dans la traduction synodale ; Il en parle comme de la source de ces détresses, le mot grec correspondant désignant justement le commencement en ce sens. La source de tous les malheurs de l'humanité, à ce qu'il semble, est de tout temps la même : l'agression mutuelle qui engendre les guerres, la religiosité agressive qui les nourrit, et la crédulité propre aux hommes qui les pousse à croire aux « messies » et aux « prophètes » qui propagent une telle religiosité. Il ne serait pas étonnant qu'un nouveau paroxysme de cette folie devienne pour l'humanité le dernier cataclysme historique après lequel Jésus reviendra réellement pour intervenir personnellement dans les événements. Mais il ne convient pas ici de conjecturer les temps et les délais : Jésus Lui-même n'a même pas tenté de les déterminer à l'avance.