RÉFLEXIONS pour So 3:12 — le 18 janvier 2017

RÉFLEXIONS pour So 3:12

L’humilité et la simplicité sont souvent mentionnées dans la Bible comme qualités distinctives du juste. Mais de quelle simplicité s’agit-il? Est-ce la position sociale, l’instruction ou autre chose? Si la pauvreté garantissait la justice, la lutte des classes contre les propriétaires et les exploiteurs jusqu’à la victoire finale serait l’unique moyen possible de construire le Royaume de Dieu. Mais aucun des prophètes, qui estimaient hautement la justice sociale, n’a posé la question ainsi. Que faut-il donc considérer comme simplicité? Peut-être le refus de l’éducation, d’un excès d’érudition? Certes, l’analphabétisme n’est pas un péché, pas plus que la sottise, même si l’un et l’autre créent parfois beaucoup de problèmes. Mais l’analphabétisme et l’absence d’instruction ne rapprochent par eux-mêmes personne de la justice ni du Royaume. Qu’est-ce donc alors? Dans le texte hébreu de la Bible, les notions de «simplicité» et de «droiture, intégrité» sont souvent exprimées par le même mot. Peut-être est-ce là la réponse? En effet, la vie spirituelle devient simple et naturelle lorsque celui qui vit acquiert l’intégrité intérieure, avant tout l’intégrité de la volonté, qui suppose recueillement, décision et disposition à aller jusqu’au bout sur le chemin choisi une fois pour toutes. Dieu aide celui qui marche, mais seulement lorsqu’il est prêt à se soumettre à Lui entièrement et sans réserve. Cette disposition est l’humilité, la véritable humilité, qui n’est liée à aucune parole, à aucun geste, et encore moins à une forme de vêtement. Ainsi comprises, l’humilité et la simplicité aident réellement le juste à suivre Dieu. Et à entrer dans le Royaume.