RÉFLEXIONS pour Mt 3:8 — le 7 janvier 2017

RÉFLEXIONS pour Mt 3:8

Comment évaluons-nous notre vie devant Dieu, notre état spirituel, nos relations avec les hommes qui nous entourent? Si nous considérons que tout va bien chez nous, «pas pire que chez les autres», et que nous sommes satisfaits de ce qui existe, alors nous n’avons besoin de rien de plus, ni de Dieu non plus. Il n’y a pas là de repentir, même pas son commencement. Le repentir commence par la conscience que tout n’est pas en ordre, que tous nos efforts ne permettent pas d’atteindre une vie vraiment digne de l’homme, que nous avons besoin de Dieu, de Sa grâce salvatrice. Ainsi le premier mouvement du repentir est le rejet de soi tel que l’on est, le refus de consentir à son propre péché, le renoncement à celui-ci. Le deuxième pas du repentir est le retour vers Dieu, la reconnaissance de la nécessité de Sa présence, le fait de Lui apporter notre insuffisance et d’attendre de Lui notre purification, notre guérison et notre remplissement de vie.

Mais il y a aussi une troisième composante du repentir: le fruit dont Jean nous rappelle l’existence. Attendre des changements n’a pas de sens si nous ne manifestons pas notre disposition à changer. Nous la manifestons non par une «humeur», non par une parole, mais par un acte. Il nous faut commencer à vivre de manière juste, comme si nous avions déjà tout reçu de Dieu; alors Il aura la liberté de nous donner les forces pour accomplir cette justice, pour remplir nos actes de contenu intérieur: l’amour. Ce sera cette grâce salvatrice par laquelle Dieu répond à notre repentir.