RÉFLEXIONS pour Dt 23:23
Un homme pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offrande volontaire, c'est-à-dire à un sacrifice, pour Dieu. Cela ne signifiait pas qu'il devait aussitôt se rendre à l'autel le plus proche et porter ce qu'il avait promis, mais ce qui était ainsi consacré à Dieu devenait qadosh dès le moment de la déclaration. L'agneau pouvait encore courir pendant des mois dans le troupeau, mais il n'appartenait déjà plus à son ancien propriétaire, même si celui-ci continuait d'en porter la responsabilité. Cet agneau ne pouvait plus être mangé ni vendu ; il ne pouvait qu'être réellement offert en sacrifice à un moment donné. Une décision exprimée devant Dieu ne peut pas être annulée !
Le même principe est ici appliqué à tout vœu fait à Dieu (voir v. 21), mais on peut aussi interpréter ce verset plus largement : tout ce qui est dit ou promis est, d'une manière ou d'une autre, dit ou promis devant Dieu, que l'homme ait juré ou non ; il faut donc l'accomplir de la même façon que s'accomplissent les promesses de sacrifice. Aucun « j'ai changé d'avis » n'est accepté ! Jésus dira ensuite la même chose : « Que votre parole soit : oui, oui ; non, non ; ce qu'on y ajoute vient du Malin » (Mt. 5:37).
